John Q

John QJohn est un bon père de famille. Travaillant à mi-temps dans une usine qui délocalise, il tente de joindre les deux bouts par tous les moyens.
Lors d’une partie de baseball, son fils tombe et est emmené aux urgences où on s’apperçoit qu’il nécessite une transplantation cardiaque. N’étant pas assuré, il ne peut payer cette opération et décide donc de prendre en otage l’hopital pour exiger l’opération de son fils.

En prenant pour fond d’histoire ce fait divers qui dégénère, Nick Cassavetes nous met dans une situation intéressante où finalement, les rôles et les personnages s’inversent dans le schéma classique hollywoodien de la prise d’otage.
On s’interroge malgré cela sur l’intérêt profond d’une démarche comme celle-là. On alterne ici entre enfonçage de portes ouvertes et pathos lacrymale qui tente d’arracher à l’audience du sentiment au kilo.

Un peu dommage car malgré des acteurs de renom, Cassavetes n’arrive pas à tirer une quelconque profondeur au récit. Les personnages sont taillés à la serpes et même si les comédiens font bien leur travail (Washington, Duvall, Liotta, c’est pas rien), ils ne peuvent sauver une entreprise mise sur les rails d’un politiquement correct assez énorme. Ce trop plein de bons sentiments va parfois jusqu’à l’écoeurement et nuit évidemment au film. On aurait préféré des personnages un peu plus ambigus plutôt qu’un bon père de famille qui ne pense qu’à sa famille.

Le scénario de base avait pourtant de quoi faire un film intéressant. Mais l’angle pris par le réalisateur, tout comme les rebondissements n’apporte aucun enseignement ou idée supplémentaires. Voulant mettre en exergue la mauvaise sécurité sociale américaine, il ne fait que redire ce que tout le monde sait déjà en surenchérissant sur une situation dramatique.

Un film avec peu d’intérêt si ce n’est la prestation de Washington qu’on aimerait voir dans des films d’un niveau un peu plus haut. Son talent est un peu gâché.

Jeux d’enfants

Jeux d'enfantsJulien et Sophie sont deux enfants qui sont prêts à tout pour se lancer les défis les plus insensés. En grandissant, le jeu ne s’est pas arrêté mais les défis deviennent de plus en plus cruciaux. Mais tour à tour, les deux amis n’ont plus tellement envie de jouer et le jeu se transforme en cauchemar.

Alors que nous vivons une période où les adultes refusent de plus en plus de passer à l’étape adulte, Yann Samuell concrétise cette idée dans ce film d’enfants qui ont un mal fou à grandir et à se dire ‘je t’aime’.
C’est ainsi qu’à travers ces défis accompagnés du légendaire ‘cap ou pas cap’ que les deux enfants devenus grands vont se courrir après.

Qu’on ne s’y trompe pas, même si la photo fait étrangement penser au ‘Fabuleux Destin d’Amelie Poulain’, le ton est loin d’être le même. Car si le film est présenté comme une comédie, elle revêt des aspects dramatiques assez vite et vire parfois à une noirceur que l’on n’imaginait pas. En effet, derrière les couleurs pastelles et les blagues potaches d’enfance, la cruauté arrive en même temps que l’âge adulte. On se retrouve du coup un peu décontenancé devant certaines réactions, malgré des dialogues parfois bien écrits.

L’histoire d »amour’ laisse bien sur la part belle aux acteurs, ou plutôt à l’actrice. Guillaume Cannet étant plutôt incolore, c’est Marion Cotillard qui s’en tire le mieux, étant tour à tour touchante et tête à claque. Du coup, le film est un peu bancal, et on a du mal à croire au personnage de Julien, plutôt creux.

Vendu comme un film romantique, tendance guimauve, ‘Jeux d’enfants’ est au contraire une histoire d’amour assez cruelle et pas si joyeuse. Malgré certains dialogues fins, l’histoire met beaucoup de temps à se mettre en place et finit un peu en queue de poisson. La dernière impression nous laisse ainsi un peu médusée, et même s’il y a de bonnes scènes, l’ensemble manque d’allant et surtout de magie.

La jeune fille à la perle

La jeune fille à la perleXVIIeme siècle, à Delft, la jeune servante Griet rentre au service du peintre Vermeer. La tâche est rude, d’autant plus que la jeune fille découvre le rapport de force entre l’épouse du Maître, son épouse, sa belle mère, la gouvernante et les nombreux enfants de la maisonnée. Petit à petit, intriguant Vermeer, elle va rentrer dans son cercle intime, la peinture.

Attention chef d’œuvre. Voici l’adaptation au cinéma d’un roman qui lui-même imaginait la genèse du sublime tableau de Vermeer qui hante aujourd’hui encore tant de couvertures de Folio. Le piège habituel des films qui parlent de peintres est de mettre en scène justement la peinture, chose quasi impossible, en fonction de la complexité de l’artiste. Ici on ne verra guère que des mélanges de couleurs que feront ensemble Vermeer et Griet. On découvre une histoire d’amour. Ou plutôt une  » non-histoire  » d’amour. C’est l’histoire d’une fascination qu’aura Vermeer pour une fille qui comprend mieux que toute sa clique la finesse de son Art. Tout en finesse, c’est la rencontre entre un artiste et celle qui deviendra sa muse le temps d’un tableau.

Delft, si chère à Proust, est superbement reconstitué, et, ce qui frappe avant tout c’est la photographie, magnifique, retrouve le grain et les coloris que l’on trouvait dans bon nombre des peintures de Vermeer. L’atelier du Maître est d’ailleurs assez saisissant. Scarlett Johansson, si vous l’aviez aimé dans Lost in Translation, est ici magique (dans il est vrai, un rôle un peu similaire). Ses moues collent parfaitement à l’image que l’on a de cette mystérieuse fille, restées immortalisé à jamais par Vermeer. Colin Firth s’en sort extrêmement bien aussi, restant longtemps dans un mutisme digne de l’artiste charismatique qu’il est sensé incarner.
Certes l’usage de l’anglais peut paraître aux yeux de certains (dont votre serviteur) un peu déplacé (vraisemblablement c’est l’usage qui veut cela). Certes l’intrigue est somme toute classique, et les amateurs de situations nouvelles seront déçus, mais ici c’est le traitement et le sujet qui sont efficaces. Les amateurs de peinture en auront sans doute le cœur marqué. L’histoire d’un chef d’œuvre raconté avec autant de grâce n’est rien d’autre qu’une flamboyante réussite.

Brillant et bouleversant, tout simplement.

Jet Set

Jet SetAfin de sauver son restaurant à Montreuil, Jimmy demande à Mike, un de ses potes acteur d’intégrer la Jet Set pour les faire venir dans le bar et en faire un haut lieu de sortie.

La verité, je suis riche…

A n’en pas douter, les relations entre les films « Jet Set » et « la vérité si je mens » sont réellement palpables. Même type d’humour, même histoire de base… on change juste le décor autour.
Néanmoins, le thème de la Jet Set était relativement peu abordé au cinéma pour pouvoir nous pondre une comédie plutôt originale. C’est le cas ici où tout est fondé sur l’humour, à l’instar d’un des dialogues du film : « il faut parler avec légèreté des choses graves, et avec gravité des choses légères ». C’est un peu ce qui est fait ici où la haute société, bien que critiquée légèrement, garde, je trouve, une bonne image.
En effet, les personnages sont attachants et les mauvais côtés (drogue…) sont plus évoqués que traités (mais c’est normal pour une comédie).

Génial, j’adore

A n’en pas douter, le film a quand même du charme. Comme je le disais, les personnages sont tous attachants, en particulier Evrard, le dernier représentant des Ste Croix et Arthus de Poulignac (1er plan sur le poster), très bien interprété par un Lambert Wilson en grande forme.
Au niveau de l’humour ça va du bien gras (José Garcia…) au moins gras. Ce n’est pas décallé du tout, on peut même parler d’humour grand public (pas comme « La Bostella ») mais d’un niveau tout à fait convenable, notamment comparé à Taxi 2, le dernier film de djeunz censé être drôle.

Jet Set est donc globalement réussi et se pose donc dans la comédie française de l’été… A voir donc, car il faudra bien en parler à tout le monde et ne pas se sentir exclu de votre Jet Set locale.

Numérisation des cassettes HI8 et autres par Keepmovie

Devant tous les problèmes causés par vos anciennes cassettes vidéo ou photos ou chanson, Keepmovie vous propose de numeriser hi8, VHS etc… sur DVD ou disque ou même clé usb. Elle fait le traitement de tous types de matériel de sauvegarde comme les cartes mémoires flash ou stick mémoire (ms pro ou pro duo, etc.) ou stockage stockage numérique extrême (x card, type h ou m), m2 (memory stick micro m2), microsd (microsdhc ou high capacity) mais aussi vos diapositives, négatifs, photos, sous forme numérique (jpeg, tiff, etc) ou papier.

hi8 videoSelon la capacité et la force utilisée deux formules sont disponibles pour le transfert chez Keepmovie. D’abord, la formule classique dont la prestation comprend le transfert de vos cassettes, avec l’insertion d’un menu interactif pour la mise en marche de vos séquences, la mise en place d’un chapitre (modifiables) de vos vidéos. À l’ajout, la société offre comme cadeau un boîtier dvd standard avec une jaquette couleur personnalisée. On a aussi la formule discount, cette prestation comprend la numérisation de vos cassettes au format mpeg2 sur un dvd (vous pourrez ensuite faire de modification à votre souhait en apportant des améliorations correspondant à tout ce que vous désirez). Pour toutes les numérisations de vos anciennes cassettes des matériaux professionnels reconnus de haute technologie et de haute qualité sont utilisées (comme des caméscopes très performants, des ordinateurs très robustes) qui vous procurent du DVD de qualité élevée. Tous les encodages sont faits à partir de logiciels professionnels reconnus mondialement. Tous les transferts sont gravés sur des dvd-r de haute qualité (Verbatim) pour vous assurer une compatibilité à votre magnétoscope et une durabilité maximum. Le travail est rapide et toujours sérieux.

Jeepers Creepers

Jeepers CreepersPour les vacances, Trish et Darry reviennent chez leurs parents. Sur le chemin, ils se font poursuivre par un camionneur qui les emboutit sans raison particulière. Le laissant finalement passer, ils apperçoivent le camion quelques kilomètres plus loin, garé. Le conducteur est, lui, en train de décharger ce qui resemble fort à des corps humains…

Tout cela commence un petit peu comme ‘Une virée en enfer’ : une prise en chasse à l’ancienne par un vieux camion pourri. On s’attend alors à une bonne vieille série b (trop ?) conventionnelle et sans trop d’invention. Mais après une moitié assez efficace, le film part dans un délire science-fictionesque qui enlève le peu de crédibilité qu’on attribuait à cette production au budget serré.

Malgré des acteurs pas toujours au niveau (le personnage de Darry est parfois limite risible), certains moments sont plutôt sympathiques et donnent quelques sueurs froides. Plusieurs scènes, bien qu’utilisant des cordes gigantesques, sont assez efficaces et produisent leur effet.
Cependant, on est loin des meilleures productions du genre, et l’on voit ici un manque de talent qui aurait pu tirer vers le haut un film qui ne révolutionnera pas le genre.

On ne peut être complètement déçu du film, ni totalement enthousiasmé. Le réalisateur et les acteurs auront la chance de revoir leur copie, le surprenant succès du film aux Etats-Unis ayant déjà engendré une suite… A réserver aux fans du genre qui devraient prendre un peu plus de plaisir que les autres.

L’été est souvent propice aux petits films d’horreur de série B, et parfois certains réussissent à sortir du lot sans crier gare à notre plus grand bonheur, tel que Jeepers Creepers.

Pour tenter de décrire ce film au scénario 1000 fois entendu (2 jeunes gens partis sur une route isolée américaine vont être témoins de quelque chose qu’ils n’auraient pas du chercher à voir), on peut le décrire comme une œuvre de pure terreur dans son excellente 1ère partie avant de revenir à de l’horreur (tendance surnaturel) plus classique dans la 2è partie.

Si l’angoisse arrive si bien à nous envahir pendant une grande partie du film, c’est que ce dernier a su emprunter à différents films cette atmosphère si spéciale qui fait leur force tel que  » duel  » ou  » massacre à la tronçonneuse « . A contrario la 2nde partie se rapproche plus d’un mélange de  » Mimic  » et de  » Relic « , où le visuel l’emporte d’avantage sur le suggéré.

Si les personnages sont caricaturaux (mais une fois encore je me répète :c’est le genre qui veut ça), et si certains effets spéciaux ont parfois l’air d’être sortis du grenier des années 80, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un agréable petit film qui nous offre un panel d’émotions allant de l’angoisse, à la peur, en passant par la répulsion (certaines scènes étant très gores). Quelques plans risquent de hanter les spectateurs assez longtemps !

Le film d’horreur de l’été.

Jeanne d’arc

Jeanne d'arcAttendu comme le grand film épique de cette fin de siècle ,  » Jeanne d’Arc  » réussit à atteindre cet objectif mais en prenant toutefois quelques libertés avec l’Histoire…
Oubliez l’insipide et grand guignolesque  » 13è guerrier  » , et plongez dans l’aventure avec la plus célèbre pucelle de France …si vous acceptez le sacrifice de quelques détails historiques sur l’autel du grand spectacle Hollywoodien ! En effet, c’est la seule raison qui explique certaines invraisemblances qui feront sans nul doute tiquer tout historien qui se respecte (comme  » Jurassic park  » fit frémir de stupeur les paléontologues dans un autre temps) mais tout ceci ne nous intéresse guère ici alors arrêtons cette comparaison pour approfondir le problème de  » Jeanne d’arc « .

Un constat saute aux yeux dès les 1ères images: Luc Besson a choisi le parti de donner sa vision très (trop ?) personnelle de cette période de l’histoire de France ,ce qui amène inexorablement à une 1ère polémique : pourquoi considère t-il que les voix entendues par Jeanne d’arc sont des voix intérieures et non celles de Dieu, comme l’Histoire l’a toujours raconté ?… mais à la décharge du réalisateur, concédons que l’Histoire est sujette à de multiples interprétations particulièrement lorsqu’elle a la fâcheuse tendance à se confondre avec les légendes…donc , admettons que Jeanne d’Arc ne soit qu’une jeune fille pleine d’enthousiasme mais quelque peu dérangée…encore que la prestation de l’ex-égérie de Besson agrave ce trait par une agaçante manie d’en faire des tonnes pendant 2h30 (est-elle atteinte de la maladie de Parkinson pour trembler aussi souvent? de même a-t-elle des problèmes de glandes lacrymales vu qu’elle passe la moitié de son temps à pleurer ?).

Toutefois on peut pardonner cela vu le traumatisme qu’a causé la mort de sa sœur! ce qui me permet d’entrer de plain pied dans la seconde polémique : pourquoi tant de libertés avec l’Histoire ? tout d’abord, rien n’a jamais laissé supposer que la mort de Catherine fut à l’origine de la croisade de Jeanne contre les Anglais, tant bien même aurait elle elle été causée par la soit disant barbarie d’un anglais (empalement de Catherine d’un coup d’épée, suivi d’un viol sous les yeux de Jeanne…) dont, encore une fois, l’Histoire n’a jamais fait écho… en tout cas la scène est assez spectaculaire, ce qui demeure le but du film…

Néanmoins d’autres détails troublants auraient pu être évités comme la place majeure accordée à tort à la belle mère du futur Roi Charles VII, de même que la cérémonie du sacre de ce dernier qui fait abstraction de certains symboles indispensables, ou encore la présentation de Jean d’Alançon comme quelqu’un de très riche alors que la rançon payée par sa famille pour sa libération à la suite de son emprisonnement au cours d’une guerre l’avait ruinée, et enfin la vérification de la virginité de l’héroïne avec des instruments effrayants datant du 17è siècle (!) au milieu d’une foule aussi nombreuse que perverse qui n’a pourtant jamais été présente…

Toutefois ,il faut rester honnête : tous ces détails ne devraient guère gêner le spectateur moyen qui, au contraire, appréciera sans aucun doute cette mise en scène qui permet d’assurer un spectacle haletant du début à la fin, avec une dose d’humour distillée savamment afin d’éviter l’overdose de scènes parfois franchement gores (pouvait il en être autrement avec la guerre ?).Le spectacle est là, servi par de bons voire très bons acteurs (admirez le jeu de Dustin Hoffman personnifiant la conscience de Jeanne d’Arc), et permet de passer un très bon moment tout en découvrant une période célèbre de notre Histoire…alors que demander de plus ? peut être une plus grande rigueur du réalisateur au niveau de la vérité historique…